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reproduction chez les trilobites était sexuée. Dès
le milieu du dix-neuvième siècle, Barrande a pu
étudier, conservés dans des sédiments argileux
très fins, les stades larvaires successifs par lesquels passe le
trilobite Cambrien Sao hirsuta
avant d'atteindre le stade adulte. Le premier stade (protaspis) ne dépassait guère 0,75mm; après plusieurs mues apparaît la séparation entre les futurs céphalon et pygidium. Le deuxième stade (méraspis) est caractérisé par le développement successif des différents segments du thorax. Le pygidium n'acquiert son état définitif qu'après la croissance du dernier segment thoracique. Dans le dernier stade (holaspis), le trilobite va passer par un certain nombre de mues avant d'atteindre ses proportions finales. Lors des mues, la carapace se déchirait au niveau de la suture faciale ou en basculant le céphalon en avant si la suture n'était pas fonctionnelle. Ceci explique que la majorité des fossiles recueillis ne sont en fait que les restes de carapaces abandonnées (exuvies) ou encore bien plus fréquemment des fragments de carapaces (pygidiums isolés, cranidiums, carapaces sans joues libres). |
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